Les maisons médicales en Belgique: l’autogestion au service de la santé

Créées dans les années 1970, les maisons médicales sont une référence en matière d’auto-organisation. Ingrid Leruth, assistante sociale, a réalisé une étude sur l’une d’elle: la Free Clinic de Bruxelles.

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Créées dans les années 1970, les maisons médicales sont une référence en matière d’auto-organisation. Ingrid Leruth, assistante sociale, a réalisé une étude sur l’une d’elle: la Free Clinic de Bruxelles.

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Les maisons médicales sont «des associations autogérées qui dispensent des soins de santé primaires. Y travaillent en équipe des médecins généralistes, des kinésithérapeutes, des infirmiers, des paramédicaux, des travailleurs sociaux, des accueillants, des professionnels de la santé mentale. Petites structures proches de la population, elles s’insèrent dans leur quartier dont elles connaissent les spécificités et les problèmes. Dans les maisons médicales, la place centrale revient à l’usager : la sauvegarde et le développement de son autonomie constituent un objectif prioritaire».

Autonomie financière, absence de hiérarchie, décisions collectives… Les maisons médicales ont la culture de l’autogestion. Et ça fonctionne ! On en dénombre aujourd’hui 106 en Belgique, regroupées au sein de deux fédérations, l’une francophone regroupant 85 maisons médicales et l’autre néerlandophone en regroupant 21. Ingrid Leruth s’est ainsi penchée sur l’une d’elle, la Free Clinic de Bruxelles.

Autogestion: l’exemple d’une structure de santé particulière
Dans son étude intitulée « Autogestion : l’exemple d’une structure de santé particulière », elle dresse d’abord l’historique de la Free Clinic: évolution du nombre d’employés, des modes de direction etc. Mais la partie la plus intéressante est sans doute l’enquête sur les employés de cette maison médicale, centrée autour d’une interrogation: comment pratiquent-ils, perçoivent-ils l’autogestion ? La diversité des réponses prouve que l’autogestion n’est pas un concept figé : elle est une fin en soi pour certains, alors que d’autres la voient uniquement comme une condition pour instaurer la non-hiérarchie ou l’égalité. D’ailleurs, bien qu’ impliqués dans une structure autogérée, certains employés n’ont aucun discours militant à ce sujet.

L’évolution récente de la « Free clinic », et la vision qu’en ont les employés amène l’auteur à se poser la question suivante : s’agit-il vraiment d’autogestion ou plutôt de « gestion démocratique participative » ? Voilà qui devrait intéresser tous ceux qui ont un jour touché du doigt ce mode d’organisation.

Pour en savoir plus:

Le site de la fédération des Maisons Médicales

La Charte des Maison Médicales